Suit une première vision du Christ (1,9-20) qui apparaît avec des attributs merveilleux et royaux attestant sa divinité[50]. Cette marque relevant de la spéculation littéraire chiffrée commune au genre littéraire apocalyptique doit permettre d'identifier la Bête de l'Apocalypse – sans qu'il soit précisé laquelle – dans une symbolique, déjà présente dans le livre de Daniel, qui représente un pouvoir politique[70]. apo - : Préfixe marquant l’idée de mettre dehors, éloigner, repousser, s’opposer et et du verbe grec signifiant cacher ; mot à mot, dé-ca-cher, autrement dit, découvrir, révéler. Tant mieux ! L'auteur de l’Apocalypse est inconnu. Qu’est-ce qui arrive entre 11.15 et 15.1 ? — (lepoint.fr le 14/05/2012). Les trompettes sont un thème important de l'eschatologie[67]. (Par extension) Catastrophe générale comparable à la fin du monde. Au début du chapitre 24 de l'évangile de Matthieu, Jésus est interrogé sur le moment et les signes de son avènement et de la fin du monde. Cette thèse fondée sur les travaux d'un ecclésiastique, Mgr Decouvoux, fait du millénium l'âge d'or du christianisme, comme prélude au déchaînement de Satan vers la fin d'un cycle. Bien au contraire. Ayant présenté les termes de la victoire du Christ, l'auteur exprime la certitude de son accomplissement qui s'exprime dans la proclamation liturgique finale : « Maranatha, viens Seigneur Jésus » (22,21)[58]. La majorité des exégètes actuels s'accorde pour dater la rédaction de l’Apocalypse de la fin du règne de Domitien[34], en tout cas du règne de cet empereur romain, entre les années 60[35] et 96[22]. Le fragment de Muratori, document occidental et peut-être romain daté du tournant entre les IIe et IIIe siècles, explique ainsi : « 71 Des apocalypses aussi, nous recevons seulement celle de Jean et celle de Pierre, 72-73 que certains des nôtres ne veulent pas qu'on lise dans l'église »[43]. “L’APOCALYPSE!” À quoi pensez- vous en entendant ce mot? C’est en cela qu’il est une « ré-vélation ». Ils assimilent le millénium au règne éternel (Ch. Le millénium est le terme employé pour désigner le règne de mille ans de Jésus-Christ sur Terre décrit dans le chapitre 20 de l’Apocalypse. Signification de Apocalypse. Trois traits apparaissent également caractéristiques de ce genre de littérature : premièrement, le voyant d'une apocalypse est un écrivain qui, à la différence d'un prophète, consigne ses visions dans un écrit ; deuxièmement, celui-ci est souvent pseudépigraphique ; enfin, l'auteur fait usage de chiffres, d'objet et de personnages symboliques, sans s'attacher à rendre cohérent ce symbolisme[11]. Les traditions chrétiennes ultérieures, influencées par de plus importantes persécutions, ont pu amplifier les exactions contre les chrétiens et rendre les deux empereurs également coupables[41]. La ligne de partage entre l'ancien monde arrivé à son terme et le nouveau près de s'accomplir, est ainsi marquée par l'intervention divine qui juge les impies et récompense les élus[10]. Lexikon der germanischen Mythologie. C’est pour cette raison que nous devons l’attendre et le désirer ardemment. Ce nombre est « six cent soixante-six » ou, en chiffres arabes, « 666 », quoique quelques manuscrits comportent le nombre « six cent seize » ou « 616 »[69] ou encore « 665 ». La bête chimérique surgie de la mer (13,1-10), avec dix cornes et sept têtes, incarne les persécutions de l'empire romain idolâtre tandis[50] que la bête venue de la terre (13,11-18), avec deux cornes tel un agneau mais parlant comme le dragon, est une parodie malveillante du Christ[55], assimilée à un faux prophète : elle marque les gens sur la main ou sur le front, à l'instar des serviteurs de Dieu. Le prophète Isaïe évoque lui aussi de nouveaux cieux et une nouvelle terre, comme dans les derniers chapitres de l’Apocalypse. Le concile in Trullo de 692, fondé sur des documents anciens qui ne s'accordent pas sur le canon, ne parvient pas à trancher la question pour l’Église grecque[48]. Au IVe siècle, en se fondant sur Papias, Polycarpe de Smyrne et Denys d'Alexandrie, Eusèbe de Césarée attribue à son tour le texte à Jean le Presbytre[8]. Apocalypse 15:1 Puis je vis dans le ciel un autre signe grand et admirable ; sept anges qui tenaient sept plaies, les dernières, car c’est par elles que s’accomplit la colère de Dieu. Apocalypse dite de 1313 : le martyr de saint Jean, Bibliothèque nationale de France. (Kröners Taschenausgabe ; 368). Les postmillénaristes pensent que le retour de Jésus-Christ se fera après les mille ans de règne. La musique religieuse a également abondamment traité le sujet. Un « nombre de la Bête » figure dans le texte au chapitre 13, verset 18. Un doute subsiste en ce qui concerne l'épigraphe : "Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! Définitions de l'adage, l'aphorisme, la citation, le dicton, la maxime, le proverbe et la sentence, Citation pour la journée internationale des femmes. Le jour de Dieu est le jour de sa victoire complète et définitive. 21). D'autres datations plus anciennes ont également été proposées. L'auteur a vraisemblablement été un personnage important des communautés judéo-chrétiennes d'Asie Mineure aux sept Églises[26] auxquelles il s'adresse et dont le texte peut laisser penser qu'il était un prophète itinérant[24], peut-être néanmoins singularisé des autres prophètes par une certaine autorité[27]. Vers le milieu du IIe siècle, Justin de Naplouse[16] est le premier à identifier l'auteur à Jean fils de Zébédée[17], l'un des apôtres de Jésus de Nazareth, et affirme que ce dernier est revenu, après sa détention à Patmos, à Éphèse où il aurait vécu jusqu'au début du règne de Trajan, soit l'an 98. Cette perception est notamment liée à la difficulté d'appréhender un genre littéraire déroutant[5] qui ne trouve pas de comparaison dans la littérature contemporaine[6]. Auflage. Irénée nous dit que l'auteur de l'Apocalypse, et non pas l'Apocalypse elle-même, fut vu sous Trajan, c'est-à-dire qu'il vécut très vieux (cf. Jn 21,23). En réalité, ce livre annonce une bonne nouvelle. L’Apocalypse, c’est maintenant. Il attribue le texte apocalyptique, suivant Papias, à Jean le Presbytre[18]. La théologie orthodoxe a pris parti dans le débat sur la datation lorsque les moines orthodoxes de Patmos ont solennellement fêté le dix-neuvième centenaire de la rédaction de l’Apocalypse en 1995. La communauté des 144 000 en communion avec l'Agneau (14, 1-5) survit aux assauts des bêtes et du dragon et le jugement auquel Satan et ses affidés seront soumis est ensuite décrit (14,6-20). Ce plan a été proposé par Raymond E. Brown dans son ouvrage Que sait-on du Nouveau Testament ?[34]. L'épilogue est composé des versets 6 à 21 du chapitre 22. D'une manière générale, dans l'Antiquité, le livre a été plutôt bien reçu dans les églises occidentales même si le prêtre romain Caïus — la soupçonnant de favoriser le millénarisme — le rejetait encore au début du IIIe siècle. Ce qui condamne la secte catholique qui fait croire ce qui n’est pas sur Jésus, la résurrection des morts, la pâque, la trinité, la séparation des boucs et des brebis par le Fils de l’Homme juste avant la fin du monde (l’ apocalypse ), ainsi que sur tout l’accomplissement de la prophétie … L'importance de l’Apocalypse dans le christianisme occidental a rendu ce thème très présent dans les beaux-arts, notamment au Moyen Âge et à la Renaissance. C'est donc une date qui coïncide pratiquement avec la date présumée de l'évangile selon Jean. Nicolas n’est que l’équivalent grec pour Nimrod. On peut ainsi déceler comme terreau commun à ce genre prophétique une ossature narrative qui a pour fondement une vision-révélation divine transmise à un homme[1], généralement par l'entremise d'un être surnaturel[9], dans une représentation du monde caractérisée par la présentation de deux ordres de la réalité : celui de l'expérience humaine sensible et celui d'une réalité spirituelle invisible et inaccessible à l'expérience courante mais déterminant pour le destin humain[3]. Pour des raisons opposées (la présence du péché et l'occurrence de la damnation), la thématique apocalyptique a également un certain succès dans le hard rock et le metal. apo - : Préfixe marquant l’idée de mettre dehors, éloigner, repousser, s’opposer et Ils assimilent le millénium avec le règne de l'Église catholique. La première série de visions sont ainsi regroupées dans les chapitres 4 à 11 et débutent (4-5) par les visions de Dieu et de l'Agneau — l'un créateur et l'autre rédempteur[52] — entourés d'une cour céleste, glorifiés tour à tour dans une célébration cultuelle cosmique[50]. L’Apocalypse est le dernier livre du Nouveau Testament canonique et ce statut n'est pas contesté de nos jours. Les prémillénaristes ou millénaristes conçoivent le millénium littéralement : le règne de 1 000 ans du Messie sur Terre. Les relations de cet auteur avec la tradition et l'école johanniques sont encore débattues au XXIe siècle, car l'on trouve des points de convergence et des parallélismes entre les deux écrits mais aussi des oppositions dans leurs formes tant littéraire que théologique[29]. C'est alors la venue du nouveau monde, de nouveaux cieux et une nouvelle terre remplaçant les précédents dévastés[50] tandis qu'une nouvelle Jérusalem descend du ciel (21-22)[56]. Les chapitres 2 et 3 regroupent les lettres adressées aux différentes communautés de chrétiens des villes d'Asie Mineure occidentale, la plus longue étant adressée à Thyatire et la plus courte à Smyrne[51]. De la même manière, il n'utilise pas davantage le titre d'« Ancien » (« presbytre ») dont parle Papias[24]. Néanmoins, en l'absence de décision conciliaire concernant les limites exactes du canon de l’Église grecque, le texte demeure souvent rejeté et, en Syrie et dans les Églises de langue syriaque[41], la Peshitta délimite un canon de 22 livres dont est absente l’Apocalypse[47]. La révélation elle-même procède d'une réalité transcendante qui propose à la fois une dimension temporelle, dans la mesure où elle propose un salut eschatologique, et spatiale, dans celle où elle annonce l'imminence d'un monde nouveau[1]. Déjà, nous nous méprenons. L'auteur avertit des dangers guettant les communautés, externes à celles-ci comme la persécution, mais aussi internes, comme les faux enseignements et la suffisance[51], le consentement au monde présent[50]. C’est donc plus qu’un simple gouvernement national (Révélation 13:7). This video is unavailable. • Tout ce qui brille n’est pas de l’or… C’est tellement tragique par rapport à une Eglise. L’apôtre Jean, choisi par Dieu pour écrire le livre de l’Apocalypse, vit l’avenir dans une vision. A quoi peut ressembler une église morte ? La thèse de Gaston Georgel (Les quatre âges de l'Humanité) s'inscrirait dans cette perspective qui situe le millénium comme étant compris entre l'édit de Milan (phonétiquement 1 000 ans) en 313 et la destruction de l'ordre des Templiers en 1313. Dans le … En 609 av. Elle commence par trois chapitres de visions qui introduisent le personnage du « dragon » (12) — « l'antique serpent, celui qu'on nomme Diable et Satan », qui combat la descendance de « la femme » — et des deux « bêtes », l'une issue de la mer, l'autre de la terre, qui dominent le reste de l'ouvrage dans des passages qui sont souvent considérés comme le cœur de l’Apocalypse[54]. Un codex, qui peut être lu recto-verso, et scellé de sept sceaux apparait dans la vision, qui pourra être ouvert par l'Agneau[52]. Les chapitres 1-3 contiennent le prologue du livre : celui-ci est présenté comme une « révélation de Jésus-Christ » qui est communiquée par un ange à un voyant, le « serviteur Jean », dans laquelle le Christ révèle le sens divin de l'époque, « ce qui doit arriver bientôt » et comment le peuple sera bientôt délivré[49]. C'est quoi cette tempête ? Ce nombre de la Bête a donné lieu à nombre d'interprétations à travers les siècles. Watch Queue Queue La seconde série de visions (12-22,5) met en scène de manière symbolique la lutte eschatologique qui oppose Dieu, le Christ et son peuple à Satan et aux puissances terrestres inspirées par ce dernier[50]. Certes, l’exercice requiert prudence et humilité, et c’est dans cet esprit que je me risque à élargir mon investigation scripturaire à ce propos. Définition de apocalypse. A lire sur AlloCiné : "To The Lake", c'est une série russe sur Netflix qui fait le buzz à l'international depuis quelques temps. Cependant, s'il apparait que ce dernier, dont la réputation était telle chez les chrétiens qu'il représentait l'Antéchrist[22], semble plutôt avoir inspiré rétrospectivement le parallèle avec Domitien, ses activités antichrétiennes ne semblent pas avoir dépassé le cadre de Rome. Le Livre de Daniel, présente lui aussi des prophéties ayant trait à la fin des temps. L'analyse exégétique contemporaine s'oppose ainsi à la tradition[23] car rien ne permet d'identifier Jean de Patmos à l'apôtre Jean[24] ; avant tout, l'auteur ne revendique jamais ce titre — se revendiquant seulement comme « serviteur »[24] — et exprime que pour lui le groupe des apôtres appartient au passé[25]. Plusieurs autres textes de la Bible parlent de la fin des temps. Plusieurs écrits pseudépigraphes sont également des apocalypses : Apocalypse grecque de Baruch (de), Apocalypse syriaque de Baruch, Apocalypse d'Abraham, Apocalypse de Moïse, Apocalypse d'Élie (en)[12], Apocalypse de Noé[13] ou encore Apocalypse d'Esdras[14]. Il existe une cinquième approche, dite « mystagogique », la plus permanente dans l'exégèse, qui voit dans ce livre une description de l'Église elle-même, dans sa liturgie, en tant que Jérusalem céleste. Pourquoi l'enlèvement ne peut pas avoir lieu pendant la Grande Tribulation ? Le tympan de l'Abbatiale de Sainte-Foy de Conques, dans l'Aveyron. Voir aussi l'édition du Laboratoire du livre d'artiste, 2010. Retrouvez les contenus de la rédaction de Croire à … T'es témoin. Le mot Nicolaïtes signifie un « disciple, un fidèle de Nicolas ». 3. Hans Urs von Balthasar , L’Apocalypse , Éditions du Serviteur, 2000 (Court et dense commentaire). Loading... Unsubscribe from comicsplace? Énigmatique et difficile à comprendre, l’Apocalypse de saint Jean ne cesse de susciter des interrogations et de multiples Tout lire… Question : « Qu’est-ce que l’Apocalypse ? L’attribution traditionnelle apostolique, la plus partagée parmi les auteurs ecclésiastiques du monde antique[19], contribue à l'acceptation de canonicité du texte. C'est que l'auteur emploie des techniques et Dans notre langage, ce mot signifie destruction, terreur, fin du monde. À merveille! Le texte, usant d'un langage symbolique, d'essence prophétique et dont l'auteur fait de nombreuses allusions aux anciens prophètes (Daniel, Ézéchiel, etc. Simek, Rudolf. Définition "NICOLAÏTES" - Dictionnaire TopBible — TopChrétien La bête que je vis était semblable à un léopard ; ses pieds étaient com… Les quatre premiers sceaux et leur signification pour les habitants de la Terre étant présentés métaphoriquement comme des messagers chevauchant des montures de couleurs différentes, on les appelle communément les quatre cavaliers de l'Apocalypse. ", Cet exemplaire unique est conservé à la Bibliothèque Toussaint d'Angers. À ce titre, ce qui y est dévoilé correspond aussi aux aspects de l'Église terrestre qui n'est que son reflet en perpétuel devenir (sa liturgie, ses sacrements, ses temps – y compris ses derniers). Le langage hautement symbolique de ce livre a ouvert la voie à de très nombreuses interprétations, qui diffèrent selon les sensibilités et les époques. Le retour de Jésus-Christ, qui met fin au règne des deux bêtes et du faux prophète, amène le début du millénium. Après ce millénaire auraient lieu la disparition de la Terre devant Dieu et le Jugement dernier. comicsplace. Plusieurs théologiens protestants dont Charles Auguste Auberlen[66] font le rapprochement. Vitrail de l’Apocalypse selon saint Jean (rosace occidentale), Vitraux de la Sainte-Chapelle du Palais. Elle nous rappelle le but de la marche, le « Jour » où Dieu établira définitivement son règne sur le monde. La littérature apocalyptique est une littérature de résistance par laquelle les visionnaires font à la fois entendre un message d'interpellation, en portant un regard critique sur le monde dans lequel ils vivent, mais aussi d'espérance pour des groupes fragilisés qui sont ou se sentent opprimés. C'est la raison pour laquelle un certain nombre de publications ont fleuri sur l'Apocalypse en 1997, date présumée des 1900 ans du livre. Ainsi, la confusion règne dans la tradition car la tradition johannique d’Éphèse — cœur anatolien de celle-ci — a vu se télescoper les deux « Jean » — l'apôtre et l'auteur de l’Apocalypse[20]. Alors si Now Apocalypse est queer, c’est qu’elle est punk, revendicative, fière. Voici ce qu’il écrivit à propos de la « bête » : « Et il se tint [une meilleure traduction est en fait « je me tins »] sur le sable de la mer. L’Apocalypse: Qu’est- ce que c’est? 5-36), certains passages des Épîtres de Paul (2Th 1. Il est moins systématiquement utilisé dans l'orthodoxie, même si elle connait de très belles représentations du Jugement dernier, thème iconographique qui cependant est sans relation directe avec le livre de l'Apocalypse. C'est quoi Apocalypse. En somme un temps de chrétienté, avant un retour offensif de l'esprit du mal (cf. Elle est venue pleurnicher dans ton giron et toi, bonne poire, tu marches pas, tu cours ! Pour les historiens contemporains, l'auteur de l'Apocalypse reste également inconnu. L'œuvre a été composée vers la fin du Ier siècle par un auteur judéo-chrétien qui, selon le préambule, est prénommé Jean. Peintures murales sur les parois du cloître (L'Apocalypse), Collégiale de Saint-Émilion. Mais déjà au IIIe siècle, Denys d'Alexandrie procède à une analyse textuelle qui lui fait conclure que l’Apocalypse n'a pas été rédigée par l’auteur de l'évangile johannique ou des trois premières épîtres qu'il attribue à l'apôtre Jean. Une guerre nucléaire déclencherait une apocalypse. Cette date se réfère notamment à la tradition des persécutions néroniennes de chrétiens évoquée dans la vision apocalyptique. Mais de quoi parle-t-elle exactement ? 21 et 22) et appliquent les prophéties concernant le rétablissement d'Israël à l'Église. L’apocalypse, selon les Mayas, n’est donc pas pour demain ! Livre canonique qui contient les révélations faites à saint Jean dans l'île de Patmos. En se fondant sur l'analyse exégétique et textuelle, il est vraisemblable que suivant le constat que le grec utilisé est le plus pauvre des écrits néotestamentaires - sa langue soit l'araméen voire l'hébreu, ce qui rend ainsi possible la thèse des chercheurs qui en font un prophète apocalyptique judéo-chrétien qui aurait fui la Palestine à la suite de la révolte juive des années 60 et se serait réfugié en Asie Mineure — peut-être à Éphèse — avant de s'exiler sur l'île de Patmos, mais difficilement sous la pression de ce que la tradition chrétienne appelle « persécution de Domitien » — forgée par les apologètes chrétiens du IIe siècle sur la base de la propagande sénatoriale romaine contre la mémoire de l'empereur[28] — dont la réalité est largement mise en question par les historiens[18] : il est même douteux qu'aucune poursuite spécifique de chrétien ait eu lieu en Asie sous son règne[28]. Hae. Apocalypse »] (Dernier livre du Nouveau Testament, rédigé vers 96, livre deutérocanonique, c'est-à-dire admis dans le canon des Écritures par le Concile de Trente (1566)), Jérusalem, 2010. C'est quoi cette histoire avec Eva ? La partie suivante de cette première série (6 à 11) met en scène le jugement du Monde comme témoignage de la colère[50] et du jugement eschatologique de Dieu[53] dans les chapitres concernant l'ouverture des sept sceaux (6,1-17 ; 8,1-5) — où apparaissent les fameux cavaliers — et les sept trompettes de sept anges (8,6-9,21 ; 11,15-19), proposant une série de catastrophes qui ne sont interrompues que par la présentation des 144 000 élus et d'une foule de toutes nations (7) puis par l'épisode de l'ingestion du petit livre (10) et des deux témoins élevés au ciel (11), épisodes qui soulignent l'importance du témoignage[50]. - Duration: 8:28. Étymologiquement, le mot « apocalypse » est la transcription d’un terme grec (ἀποκάλυψις / apokálupsis) signifiant « dévoilement » ou, sous un aspect religieux, « révélation »[3]. V, 30, 3 dans le texte latin) ; on a une confirmation de ce fait dans la finale du quatrième Evangile (cf. Fin du monde. Elle incarne le système impérial dominant, le culte de l'empereur et le sacerdoce païen à son service[55] qui menacent ceux qui refusent de se plier à ses règles[50]. Ces débats antiques témoignent de différentes traditions concernant la canonicité du texte, qui n'a pas toujours été reconnue par toutes les confessions chrétiennes. Apocalypse du Trinity College : première page, vers 1250, Trinity College (Cambridge). L’Apocalypse de Jean s'adresse à son auditoire dans un langage symbolique qui permet de discourir sur l'action divine et l'avènement du nouveau monde, ainsi que de représenter la réalité transcendante dont il rend compte[59]. L'apparition de l'ange à Jean, (Codex 31), bibliothèque de la ville de Trèves. L’Apocalypse ou Apocalypse de Jean ou encore Livre de la Révélation, également appelé Révélation de Jésus-Christ (grec ancien : Αποκάλυψις Ιησού Χριστού) suivant les premiers mots du texte[1], est le dernier livre du Nouveau Testament[2]. Le Nicolas original — Nimrod (Gen 10 :8) — était le destructeur de peuples. Il se décrit comme résidant sur l'île de Patmos « à cause de la Parole de Dieu et du témoignage de Jésus »[21], ce qui est généralement interprété comme un exil forcé suite à ce qu'on appellerait aujourd'hui un « délit d'opinion »[22]. Pourquoi l'enlèvement ne peut pas avoir lieu après la Grande Tribulation ? Les trompettes de Jéricho[68] qui annoncent la conquête de la terre promise par Josué sont parfois mises en parallèle avec les trompettes de l’Apocalypse qui annoncent la seconde venue de Jésus.