Richard doit alors charger avec toute la cavalerie pour éviter une désorganisation possiblement fatale, et après de durs combats, la victoire est remportée par Richard. Dès lors, Richard a pour dessein de reprendre le contrôle des forteresses objet du traité signé en janvier entre Philippe et Jean, ou d'en empêcher la prise, car tous les gouverneurs n'ont pas accepté les clauses de ce traité. Celle-ci n'est cependant pas complète et ne conduit qu'à disperser et repousser l'armée ennemie, Richard n'ayant pu réaliser le mouvement tournant qui lui aurait permis une victoire décisive. Il a continué à mener la campagne après le départ de Philippe II de France et a remporté de nombreuses victoires contre son homologue musulman Saladin. Le mort ni le prisonnier n'a plus ni ami ni parent. Troisième fils d’Henri II d’Angleterre (l’aîné, appelé Guillaume, né en 1153, est mort à l’âge de trois ans) et d'Aliénor d'Aquitaine, Richard n’est pas destiné à succéder à son père. Ce rocher est connu sous le nom de « rocher de Richard Cœur de Lion ». Le 23 mars 1199, Richard assiège le château de Châlus-Chabrol[21], possession du vicomte Adémar V de Limoges, dit Boson. Richard ne perd pas son calme et tente une habile manœuvre d'encerclement pour écraser totalement l'armée adverse. Vivant à Limoges, à 38 km de Châlus, il est le plus proche rapporteur des évènements. Il s’écarte imprudemment du grand bouclier de bois qu’on porte devant lui. Il est vrai que Châlus ne fut pas le seul château du Haut-Limousin assiégé par les hommes du duc d'Aquitaine au printemps 1199. En avril, Richard s'arrête sur l’île byzantine de Rhodes pour éviter une tempête. Puisqu'il faut trouver une raison au nom donné à ce rocher, il est possible que la prairie de cette petite vallée qui longe la Tardoire ait été le lieu choisi par Mercadier, arrivé quelques jours avant Richard à Châlus, pour y établir le campement de ses routiers ou pour y mettre ses cuisines, ses chevaux, voire l'« hôpital de campagne » de son médecin…. Lambert Cadoc repère Richard du haut de la tour et le vise avec son arbalète : le trait atteint le roi au genou et tue son cheval[17]. Après avoir été grièvement blessé au siège de Châlus, Richard Cœur de Lion aurait trouvé refuge en 1199, six jours avant de mourir, au château de Vieillecour, un château implanté sur la commune de Saint-Pierre-de-Frugie dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. Il est préféré par le peuple, et par le pape, mais il est en conflit avec les nobles de l’île. Le baron rebelle possède notamment le château de Châlus-Chabrol que Richard vient assiéger en personne. Son héritière, sa tante Constance, future reine Constance Ire de Sicile, est mariée à l’empereur Henri VI. Le roi revient par la suite à deux reprises, mais il renonce bien qu'il estime toujours que la ville est à portée de main car son armée est affaiblie, alors que celle de Saladin est toujours plus grande et plus forte. De cet emprisonnement est tirée la légende de Blondel. Les historiens s'accordent sur le nom de Pierre Basile. Philippe, qui s'était éloigné de l'itinéraire pour se reposer dans un châtelet sur une île du Loir, parviendra à fuir avec une poignée d'hommes, mais ses sceaux royaux, son trésor et ses chartes feront partie du butin récupéré par Richard[16]. D'après le chroniqueur contemporain Roger de Hoveden, après l'avertissement d'un ermite, et étant tombé subitement malade, Richard fait pénitence pour s'être éloigné de sa femme, et se réconcilie charnellement avec elle[B 6]. À la fin de sa vie, Richard adopte ce blason « de gueules aux trois léopards d'or » qui sera le blason des rois d'Angleterre et des ducs d'Aquitaine de 1198 à 1340. Châlus Maulmont présenté comme château assiégé par Richard. Il faut y ajouter la chronique de Matthieu Paris, écrite quelques années après 1230. Voyant une occasion de se venger de la défaite d'Arsouf, Saladin contre-attaque et, le 27 juillet, met le siège devant la ville de Jaffa, qui avait servi de base d'opérations pour Richard au cours de sa marche à l'intérieur des terres en direction de Jérusalem. En 1170, son frère Henri le Jeune est couronné roi d’Angleterre avant la mort de son père. Au début du XXe siècle, la tradition populaire rapportait que Richard se tenait sur cette roche lorsqu'il fut atteint par la flèche. Selon Roger de Hoveden, Richard s'était écarté de sa suite et avait molesté un paysan[10] ; aussitôt, tous les habitants du village l'attaquent et il ne doit sa survie qu'à la rapidité de sa fuite. Ainsi écrit-on aussi qu'il voulut que ses entrailles reposent en Poitou en signe de mépris pour les Poitevins qui l'avaient trahi. nécessaire]. Richard réclame la libération de sa sœur et la remise de son héritage. En 1189, le roi Guillaume II de Sicile est mort. Après la mort subite de son frère aîné le roi Henri le Jeune en 1183, il devient héritier de la couronne d’Angleterre, mais aussi de l’Anjou, de la Normandie et du Maine. Déjà dotés de fiefs par leur père, ils espèrent le remplacer effectivement au pouvoir, poussés en cela par leur mère. Ainsi, le siège de Châlus par Richard Cœur de Lion a-t-il fourni à Walter Scott dans Ivanhoé le canevas du siège du château de Front-de-Bœuf. Après la mort d'Henri II le 6 juillet 1189, Richard fit venir Adèle à Rouen en février 1190, mais en 1191, il avertit le roi de France Philippe Auguste qu'il ne saurait prendre sa sœur comme femme à cause du déshonneur dont il l'accusait. En son temps, il est considéré comme un héros, et souvent décrit comme tel dans la littérature. Son corps étant déjà affaibli par un bel embonpoint, la blessure, mal traitée tant par Richard que par le médecin de Mercadier, est gagnée par la gangrène. Ce château est le symbole de la résistance des Vicomtes de Limoges face aux Plantagenêt. Les historiens professionnels auront beaucoup de mal à faire le tri et c'est ainsi que de multiples légendes vont voir le jour et se retrouvent, aujourd'hui encore, dans de nombreuses publications. Une rixe éclate le 3 octobre entre des soldats et des habitants de la ville, « ramas de Grecs et de ribauds, gens issus de sarrasins » qui conspuaient les pèlerins tout en les traitant de « chiens puants »[9]. Quatre siècles plus tard, en 1657, P. Labbe publie la chronique de Geoffroy de Vigeois tirée d’un manuscrit de Lastour[1]. Il s'embarque à Marseille, laissant Hugues, évêque de Durham, et Guillaume de Mandeville comme régents. Souhaitant punir l'évêque de Limoges et mater les barons limousins qui l'avaient trahi durant la croisade et sa captivité, les routiers de Mercadier, fidèle lieutenant de Richard, assiégèrent de nombreuses places fortes du pays (Piégut, Nontron, Noailles, Hautefort, etc. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Non, je ne suis pas devenue folle, il a bien écrit lui aussi!!! De châteaux en places fortes, d’églises en prieurés, certains sites rappellent les combats du Moyen Âge entre les royaumes d’Angleterre et de France. Ce dernier épouse Amélie de Cognac († 1199), fille d'Itier, seigneur de Cognac, Villebois et Jarnac. Châlus-Chabrol, où Richard fut mortellement blessé. Il rassemble et emprunte autant d’argent qu’il le peut, libérant par exemple le roi d’Écosse de son hommage en échange de dix mille marcs, et vendant nombre de charges officielles et autres droits sur des terres. Traduction française de la seconde édition : Capture et retour de Richard dans ses terres continentales, « n'avait pas alors la connotation sensuelle qu'on peut y déceler aujourd'hui », « Oui et non » pour sa tendance à changer rapidement d’humeur, surnom donné par, Les poèmes de Richard Cœur de Lion ont été interprétés et enregistrés par l'Ensemble Alla Francesca. confirment par leur approche locale l'essentiel des thèses d'Arbellot, tout comme Maurice Robert. Fils d’Henri II et d’Aliénor d'Aquitaine, Richard est élevé dans le duché d'Aquitaine à la cour de sa mère, ce qui lui vaut dans sa jeunesse le surnom de Poitevin. Philippe de Cognac aurait vengé son père en assassinant, en 1199, Adémar V de Limoges. Troisième fils de Henri II Plantagenêt et d’ Aliénor d’Aquitaine , il est loin d’être l’héritier au trône. Bien qu'étant par sa naissance un hommes du Nord, Richard Coeur de Lion doit être compté parmi les troubadours.Seigneur feudataire du Poitou et de l'Anjou, il avait eu dans sa jeunesse de fréquents rapports avec les poètes provençaux; devenu roi d'Angleterre, il les attira à sa cour et continua de goûter leurs chants harmonieux. Mis au courant[G 2], Richard quitte alors sa flotte, rassemble rapidement une petite armée, et se précipite vers la ville. Cette hypothèse, qu'aucune des onze sources médiévales connues n'évoque, jugée par les historiens «  si fantaisiste après une étude approfondie »[8] ne repose sur rien, « sinon une confusion qui ne mérite guère examen »[9]. Il est tout autant vraisemblable que Mercadier, qui vouait une fidélité sans faille à Richard, n'ait pas approuvé ce pardon. 12 juillet 1191 12 : Prise de Saint Jean d'Acre par les croisés de la 3 ième croisade, commandés par Richard Coeur de Lion Roi d'Angleterre [8 septembre 1157 / 6 avril 1199] [Biographie] Richard coeur de lion et Philippe Auguste - Philippe II Roi de France [21 août 1165 / … La flèche est retirée mais la gangrène s'installe. Il pille l’île et massacre ceux qui tentent de lui résister. Château de Versailles Spectacles: CVS028. Simple fait divers, la mort de Richard Cœur de Lion est, à l'échelle de la construction des territoires européens, un événement majeur, qui conduit à la fin de l'empire Plantagenêt et à la naissance de la notion de nation portée par les rois de France. Le 20 mars 1194, Richard débarque au port de Sandwich et retrouve l'Angleterre[14], où il reçoit un bon accueil. La mort de Richard Cœur de Lion, survenue le 6 avril 1199 au siège de Châlus-Chabrol dans le Limousin, est un thème littéraire qui a été exploité par divers auteurs[N 1]. Elle se retirera au Mans. Elle l'atteste elle-même dans une charte de donation rédigée en faveur du monastère de Turpenay : « […] Sachez que nous avons assisté à la mort de notre fils le roi, qui mit en nous (après le Seigneur) toute sa confiance pour que nous pourvoyions à son salut, par ce moyen et par d'autres en notre pouvoir, selon notre sollicitude maternelle[N 4]. Richard Coer de Lyon is a Middle English romance which gives a fictionalised account of the life of Richard I, King of England, concentrating on his crusading exploits.It influenced Shakespeare's King John and Walter Scott's The Talisman. Le chroniqueur contemporain Benoît de Peterborough accuse aussi Richard de viols sur des femmes du peuple[B 4]. Mais immédiatement après la mort de Guillaume, son cousin Tancrède de Lecce se rebelle, prend le contrôle de l’île, et début 1190, est couronné roi de Sicile. Cela correspond au personnage et est notifié dans de nombreuses chroniques. Profitant de la nuit, Philippe lève le camp et suit péniblement la rive gauche du Loir avec son armée. Considéré comme l'un des chroniqueurs les plus fiables, il cite Pierre Basile comme l'auteur du trait d'arbalète qui blessa mortellement le roi d'Angleterre, duc d'Aquitaine[7]. En janvier 1169, il est fiancé à Adèle de France (fille du roi des Francs Louis VII le Jeune)[6]. Et, c'est pour punir ses « fidèles barons limousins » et l'évêque de Limoges qu'il s'était retrouvé, avec Mercadier, au pied du château de Châlus. Le roi de France a les mêmes craintes vis-à-vis de son rival anglais, aussi les deux rois partent ensemble pour la Palestine[F 4]. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Richard Cœur de Lion a commandé le contingent anglais de la troisième croisade (alias la croisade des rois) après la mort de son père Henry au début de cette croisade en 1189. Les historiens de l'équipe ont émis l'hypothèse que les embaumeurs de Richard ont fait une « référence christique » en reproduisant le rituel décrit dans la Bible[13]. Il a demandé que son cœur soit déposé dans la cathédrale de Rouen en « rémembrance d'amour pour la Normandie », auprès de son ancêtre Rollon. Complètement désorganisée, celle-ci est cueillie au petit matin à quelques kilomètres de Fréteval. En octobre, la population de Messine se révolte, demandant que les étrangers quittent l’île. Si l'hypothèse de Nontron avait au moins pour elle la chronique de Gervais, que dire des autres cités qui, épisodiquement, au cours du XIXe siècle, se sont positionnées comme « lieu possible de la mort de Richard » ? Durant plusieurs années de guerre, Richard parvient à redresser la situation et à défendre efficacement la Normandie. Richard Cœur de Lion constitue sans doute l'opéra le plus populaire de Grétry et connaîtra des centaines de représentations sur les scènes françaises, jusqu'en 1910. Roger de Hoveden accuse le chevalier du Quercy Bertrand de Gourdon, mais Mathieu Paris et Raoul de Dicet évoquent un petit noble local Pierre Basile, à moins que ce ne soit Jean Sabroz ou Dudo[22],[23],[24]. Toutefois, sur la base des récits des pénitences de Richard en 1191 et 1195 pour des péchés de sodomie et de bougrerie, Jean Flori conclut à la probabilité d'une bisexualité[F 7]. Les chroniques médiévales sont assez imprécises sur le nom du tireur. Il la quitte en mai, mais une nouvelle tempête amène sa flotte à Chypre, où trois de ses navires s'échouent. Richard arrive à Acre en juin 1191 avec son ami le grand-maître de l'ordre du Temple Robert de Sablé, deux mois après Philippe Auguste. Richard Cœur de Lion, impatient de régner, ne compte pas rester dans l’expectative et l’incertitude. En 1885, l'abbé François Arbellot reprend le travail de recherche historique dans « La vérité sur la mort de Richard Cœur de Lion », publiée dans le Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin (t. XXVI, 1878) et reprise en 1885 sous le nom de « Mort de Richard Cœur de Lion » dans Récits de l’histoire du Limousin. La confusion entre Châlus Chabrol et Châlus Maulmont perdure jusqu'à la fin des années 1950. Richard est très respecté par son plus grand rival militaire, Saladin, ainsi que par l’empereur Henri, mais il est également haï par nombre de ses anciens amis, en particulier le roi Philippe Auguste. Il est vrai qu'il vient également de recevoir de graves nouvelles d'Angleterre et il ne pense plus qu'à rejoindre son royaume. Richard Cœur de Lion (1157-1199) Roi d'Angleterre, duc de Normandie, duc d’Aquitaine, comte de Poitiers, comte du Maine et comte d’Anjou, mécène de troubadours et poètes – Richard Cœur de Lion est né à Oxford (ville du Royaume-Uni) le 08/09/1157 et décédé à Châlus (commune française du département de la Haute-Vienne) le 06/04/1199 à l'âge de 41 ans. Il portait encore ce blason en 1191 lors de la croisade, d'où le blasonnement des rois de Chypre et des sires de Joinville. Dans Le Talisman, paru en 1825, Walter Scott, l’inventeur du … Malgré les cartes postales, la revue du syndicat d'initiatives de Châlus et les objets-souvenirs du début du XXe siècle qui présentent la tour de Maulmont comme étant le site duquel est parti le carreau d'arbalète, c'est à Châlus Chabrol que Richard Cœur de Lion trouva la mort. Revue du syndicat d'initiatives de Châlus, 1re moitié du XXe siècle. Richard revient au pied du donjon en début de soirée. Ayant appris la libération de Richard, Philippe Auguste aurait fait prévenir Jean sans Terre que « le diable est lâché »[13]. Ces chroniques, sorties de leur contexte, souvent retranscrites partiellement, ont servi de base à une multitude d'auteurs, voire de fabulateurs. ), dont certaines simultanément. Ce dernier a pris comme maîtresse la princesse Adèle, fille du roi Louis VII, alors qu’elle lui était promise. Valeureux héros de notre enfance bercée par les exploits d'Ivanhoé et de Robin des Bois, Richard Cœur de Lion reste à jamais (et peut-être à tort) ce roi d'Angleterre mythique qui préféra livrer bataille aux infidèles plutôt que d'administrer son immense empire angevin, abandonné à ce frère perfide, Jean sans Terre, allié du roi de France Philippe Auguste. L'arrivée du roi Richard, à la fois fabuleux combattant et tacticien, amène la chute d'Acre en juillet 1191. Cette conquête de Chypre allait avoir un impact très important sur l'Orient latin. Il fait construire à cet effet une série de châteaux dont Château-Gaillard près des Andelys, sur la rive droite de la Seine, ainsi que les châteaux de Radepont dans la vallée de l’Andelle, Montfort-sur-Risle dans la vallée de la Risle, Orival sur la roche Fouet surplombant la Seine en amont de Rouen au-dessus d’Elbeuf, et fait améliorer le château de Moulineaux surplombant la Seine en aval de Rouen. L'historien Jean Flori n'adhère pas à la thèse d'un roi homosexuel[F 3]. Il semble tout à fait probable que Richard ait pardonné à l'auteur du tir d'arbalète. Elle est étudiée pour la première fois en 2012 par une équipe interdisciplinaire menée par Philippe Charlier. Mécontent de cette décision, le frère de Richard, Jean, se met à manigancer contre Guillaume. Il se soucie peu de sa propre sécurité : la blessure reçue lors du siège de Châlus, qui aura raison de lui, ne se serait pas produite s’il avait été correctement protégé par une armure ; par la suite, l'infection aurait pu être évitée. Ils se voient très rarement, et ce mariage est avant tout un mariage de convenance[B 5]. Le carreau est retiré mais la gangrène s'installe. Par le traité de paix signé le 30 septembre 1174 à Montlouis entre Tours et Amboise, le roi Henri II renouvela à Louis VII la promesse du mariage entre Adèle et son fils Richard, mais il ne s'y tint pas, et en 1177, le pape Alexandre III intervint pour le sommer, sous peine d'excommunication, de procéder au mariage convenu. Il fonde Marmande en 1182, s’y installe et construit de nombreux châteaux forts dans les environs (Soumensac). Quant à Richard, il ne renonce à ce mariage qu’en 1191. Si certains historiens éprouvaient encore le besoin de la réfuter en 1958[10], elle est abandonnée : ce n'est pas Richard mais son père, Henri II de Plantagenêt qui mourut à Chinon, en 1189 et non pas en 1199. Il était également doté d'un physique exceptionnel, mesurant plus d'un mètre quatre-vingt-dix, et excellait dans les activités militaires. Dans les prés de Maumont, le rocher de Richard Cœur de Lion. Ils s'engagent à défendre les territoires l'un de l'autre pendant qu'ils seront à la croisade[F 5]. Richard l’a en effet publiquement insulté durant la croisade. Jean Flori dans son Richard Cœur de Lion réalise la synthèse des travaux et recherches antérieures. Le 11 juin 1183, Henri le Jeune meurt, et son père Henri II est toujours sur son trône. Les Anglais l’appellent Richard I, les Français Richard Cœur de Lion, dans les régions occitanes, il est surnommé Oc e Non (« Oui et non » à cause de son supposé laconisme)[F 3],[3], et les Sarrasins, Melek-Ric ou Malek al-Inkitar (roi d'Angleterre)[4]. Quant à ses entrailles, selon une légende tardive, il les légua à cette terre limousine, qui lui aurait donné ses meilleurs compagnons d'armes (ses « fidèles barons limousins ») et la langue dans laquelle il aimait écrire ses poèmes. Richard Ier[2] dit Cœur de Lion (8 septembre 1157[F 1], palais de Beaumont à Oxford – 6 avril 1199, château de Châlus-Chabrol) fut roi d'Angleterre, duc de Normandie, duc d'Aquitaine, comte de Poitiers, comte du Maine et comte d'Anjou de 1189 à sa mort en 1199. roi d'Angleterre, duc de Normandie, duc d’Aquitaine, comte de Poitiers, comte du Maine et comte d’Anjou, mécène de troubadours et poètes. Cependant, une partie de ces Gallois, dont Lambert Cadoc, poussés par leur haine des Normands et des Saxons, ont fait défection et rejoint l'autre camp[18]. A-t-il cependant osé aller contre la volonté de Richard ? Pendant quatre jours la troupe de Mercadier tente de saper cette forte tour. Afin de se protéger du tir, Richard, qui ne porte que son casque, se penche vers son écuyer pour s'abriter derrière son écu mais le carreau d'arbalète vient se ficher dans le haut de son épaule gauche, à la base de son cou. Richard campe à l'Aigle, non loin de Verneuil-sur-Avre, le roi de France Philippe sentant qu'il ne va pas pouvoir faire face à Richard, profite des fêtes de la Pentecôte (29 mai) pour lever le siège et déguerpir tout en sacrifiant son arrière-garde. Cependant, la simple mention du décès de Richard dans l’Histoire de Chinon de Richault fait assez régulièrement ressortir cette erreur[N 5], que l'on ne trouve plus dans les travaux de recherche historique. En 1190, Richard part finalement pour la troisième croisade avec son ami le seigneur de Sablé et futur Grand-Maitre templier, Robert de Sablé, qui passa dix-neuf ans à sa cour[8]. Après cette exécution qui va renforcer le jihad et rendre entre autres les futures négociations très difficiles (notamment pour la restitution de Jérusalem), Richard part conquérir le littoral avec Robert de Sablé et ses Templiers, mais il reste le seul chef de toute l'armée franco-anglaise (le roi de France est parti avec sa propre maison, laissant toutes ses troupes sous la houlette du duc de Bourgogne). Il est possible, mais non attesté, qu'il ait conservé ses armes de Poitiers en ajoutant une couronne pour marquer son accession au trône, puis qu'il ait cédé ces armes au royaume de Chypre qu'il créa et vendit à Guy de Lusignan. Leur mariage est célébré à Limassol, le 12 mai 1191. Le 6 avril 1199, dans le Limousin, le jour de la mort du célèbre roi d’Angleterre, Richard Cœur de Lion, aux pieds du château de Châlus-Chabrol. En 1188, à l’âge de 31 ans, il se révolte contre son père et, pour que son entreprise réussisse, s’allie avec l’ennemi principal des Plantagenêt, Philippe Auguste, le roi de France. Il est lui-même intéressé par l'écriture et la musique, et on lui attribue deux poèmes qui nous sont parvenus. Comme les autres enfants légitimes d’Henri II Plantagenêt, Richard montre peu de respect pour son père et manque de clairvoyance à long terme ainsi que du sens des responsabilités. Du haut du rempart, … Dictant ses dernières volontés, il a souhaité que son corps repose à Fontevraud, auprès de celui de son père. D'un côté, l'île, pleine de ressources, allait constituer un centre de ravitaillement assuré pour l'Orient latin (et notamment pour Acre encore assiégée) et une escale sûre pour les armadas italiennes (maîtresses de la mer) et les autres croisades. Jean-Charles-Léonard Simonde de Sismondi. Elle semble s'installer à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, et doit vraisemblablement être rattachée au développement des cartes postales et du voyage touristique. Sa mère, Aliénor d'Aquitaine, accourue de Fontevraud, est présente à ses côtés pour recevoir son dernier souffle. Ironiquement, c'est Richard lui-même qui a recruté Lambert Cadoc dans le Pays de Galles avec d'autres mercenaires gallois, afin de combattre le roi de France. Les croisés ne tombent néanmoins pas dans le piège de la poursuite et restent solidement groupés. Mais il faut attendre le livre The Unromantic Death of Richard I de l’historien britannique John Gillingham, édité en 1978, et plus encore la parution d’un article en 1979 pour que cessent de circuler les légendes sur la raison de la venue de Richard à Châlus, sur le château duquel fut tiré la flèche qui le blessa mortellement, sur l'identité de l'auteur du tir, sur le lieu exact de sa mort et sur le lieu où repose son corps. Le Berry devait être la dot de l'épousée. Quant à Guillaume Le Breton, qui utilise le récit de Rigord, il est le chapelain de Philippe-Auguste. De 1189 à 1198, comme roi d'Angleterre, il adopte les armes figurant ci-contre : « de gueules aux deux lions affrontés d'or ». Nontron, Chinon et quelques autres cités ont, un moment, revendiqué la mort de Richard. L'impact du trait d'arbalète de Pierre Basile s'apprécie d'un coup d'œil avec les cartes du Royaume capétien avant et après le roi Richard. Richard est un mécène et protecteur des troubadours et trouvères de son entourage; il est également poète[27],[28]. Moine de Saint-Martial, Bertrand Ithier est l'un des rares chroniqueurs contemporains de la mort de Richard. Isaac est vaincu et fait prisonnier par Richard, qui devient le nouveau maître de Chypre. Ce blason qui était le sien lorsqu'il se présenta à Châlus sera repris par Jean sans Terre (1166 † 1216), Henri III (1207 † 1272), Édouard Ier (1237 † 1307), Édouard II (1284 † 1327) et Édouard III (1312 † 1377). Le mariage ne produit pas d’héritier, et les opinions divergent sur l’entente entre les époux. Après l’avoir pillée et brûlée, Richard y établit son camp. Reinoud Van Mechelen, Cécile Achille, Le Concert Spirituel, Hervé Niquet Richard était très éduqué, capable de composer de la poésie en français et en occitan. Ses entrailles furent donc laissées sur place et conservées dans l’église du château, Notre-Dame du Haut-Châlus, aujourd'hui ruinée. RICHARD Ier D’ANGLETERRE, dit Cœur de lion (1157 - 6 avril 1199) roi (1189-1199) Abbaye de Fontevraud (Maine-et-Loire) Cœur : Cathédrale Notre-Dame de Rouen (Seine-Maritime) Auparavant, Jean devant l'arrivée précoce de son frère en Normandie se rallie bientôt à lui dans la ville de Lisieux. Entre Haute-Vienne, Dordogne et Corrèze, l’itinéraire Richard-Cœur-de-Lion sillonne les marges limousines, charentaises et périgourdines. Après son départ en mai 1194, il ne retournera pas en Angleterre.